les Iconoklastes
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VIVARIUM MINOTAURE / Laboratoire

Les Iconoklastes

Dans le cadre du Festival JERK OFF en septembre 2020, le CWB recevait les Iconoklastes pendant 4h pour un laboratoire d’expérimentation du vivant, en public et diffusé en LIVE STREAM.

Nous considérons nous comme des êtres à l’intérieur d’un monde ou comme des êtres sans monde ?
Tim INGOLD /Marcher avec les dragons

 

Def : le vivarium est un endroit où l’on élève des petits animaux vivants en tentant de reconstituer leur milieu naturel ou biotope.

 

VIVARIUM MINOTAURE c’est :
un lieu à occuper avec des matières/matériaux
Du temps pour chercher/ expérimenter
Des temps sans public, des temps avec public sur un type de Work in Progress
Un film sur la totalité de l'expérience, divisé en trois parties
 

Avec :
Hélène BARRIER Scénographie et danse
Nicolas BOURGEOIS / CRAVAN musique
Damien CORDIER vidéo et photo
Léone CATS BARIL danseuse et chorégraphe invitee
Victor LEMAURE, regard extérieur
 

Hélène BARRIER se laisse hanter par la figure du Minotaure, son alter ego masculin et figure totémique récurrente. Elle n’a de cesse de l’articuler sur différents supports : papier, céramique, textile, performances, dans des scénographie modulaires où l’auto-fiction rejoint une généalogie mythologique, sous le titre générique de MONSTRATIONS.
 

Avec le dispositif MINOTAURE VIVARIUM, elle profite d’une unité de temps et de lieu pour créer son propre labyrinthe. Après avoir travaillé sur trois residences (en compagnie de Nicolas BOURGEOIS), il lui est apparu que pour donner un sens spatial au labyrinthe il lui fallait aussi laisser le public faire le chemin.  Ainsi le spectateur assiste au processus de création davantage qu’à une oeuvre achevée : Il expérimente la durée d’une oeuvre pendant qu’elle se construit.
 

Léone CATS-BARIL, invitée à experimenter le processus, est venue questionner et partager ce laboratoire. 
Chacun est allée créer un trouble chez l’autre, une envie de curiosité qui amène à aller voir dans l’ailleurs de l’autre et de s’y servir. 
La finalité est de créer une articulation en mouvement de l’interaction entre le voir et l’entendre. 
La danse prolonge naturellement la musique. 
C’est dans cette ambiance toute en évolution que le spectateur devient témoin d’un cheminement intime révélé sous la forme d’une bousculade, le dévoilement d’un espace et des plis de sa matérialité.
 

Le laboratoire s’est déroulé en trois parties, divisées de même que pour les films.
 

-Première partie, relation corps et graphie : dessiner la silhouette de l’autre, la redessiner, la compléter la rendre monstre, la MONSTRER, l’afficher. Danser dedans, danser avec, debout, en miroir, en regard . Ainsi se créent dans un même mouvement tableaux et danses. 
 


 

- Deuxième partie, deux solos : Chaque danseuse est enfermée dans son espace matérialisé par une chaise et elle s’y déploie, s’y cadre, s’y enferme ou s’y ennuie en deux visions parallèles qui peuvent  se faire écho sans jamais se rejoindre.

 

 

-Troisième partie, le match de boxe : reprenant les éléments de mythologie personnelle des deux participantes le Minotaure pour Hélène BARRIER et le catch mexicain pour Léone CATS BARIL, l’envie était de reprendre la lutte emblématique de Thésée et du Minotaure dans le labyrinthe transposée sur un ring voulant également rappeller la symbolique lutte de Jacob avec l’ange. 

 


 

La proposition résonne d’autant plus actuellement autour des questions de confinement et d’isolement, à parcourir sans relâche le même parcours, tel un animal de zoo à jamais privé de liberté.

Septembre 2020

Vidéos des performances disponibles !

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