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PORTRAIT Eric Adam

La 25ième heure de la Saison 2020#Futurs spéculatifs du CWB/Paris >>>>>>> en mode Portrait & INTERVIEW 2

Eric Adam - artiste dont des ouvres sont « virtuellement » exposées dans le cadre de l’exposition coproduite avec le BPS22 "MAIL ART_Le Message c’est le réseau" - commissariat: Pierre-Olivier Rollin >>> prolongation de l’exposition jusqu’au 14 juin 2020.

-Renaud Siegmann - auteur du livre Mail Art -art postal, art posté - déclarait :"Et même s'il dépend des services d'une administration, l'art postal se garde bien de feindre l'allégeance auprès des services de ladite institution. Il faut dire que l'objectif du Mail Art relève davantage d'une problématique tournée vers l'usage des fonctions esthétiques et donc, du rôle salutaire de l'artiste au sein de notre société de consommation » : cela traduit-il votre démarche artistique?

Si le contenant par son aspect esthétique résume souvent à lui seul ce que l’on appelle « Art postal », le contenu, quand il était présent, proposait des perspectives aussi différentes qu’il y avait de mails-artistes.

-Vous revendiquez-vous de ce Mouvement Mail ART, vous sentiez-vous d’une quelconque « famille artistique » ?

Je ne revendique pas l’appartenance à un mouvement, ni une mouvance. L’art postal était une pratique ouverte avec un esprit propre qui réclamait une certaine abnégation, une curiosité de l’autre et un raffinement dans l’art de transmettre un message.

-Quels étaient vos médiums de prédilection ?

Je n’ai jamais eu de médium de prédilection. J’avoue avoir été, parfois, à la recherche d’un médium surprenant ou inattendu.

-Rédiger un message c’est fondamentalement le dentier à être adressé ? Quelles étaient les adresses de votre pratique artistique ? Quel message, quelle intention, entendiez-vous diffuser, propager ?

Les adresses étaient volontiers partagées. Et lors d’une participation à une expo où événement d’art postal, le catalogue contenait les adresses des participants.

Étant un art relationnel, le message et l’intention naissent de l’échange avec l’autre.

-Quelle était votre réflexion sur la préservation de votre travail, de votre œuvre ?

Je n’ai jamais eu de réflexion sur la préservation de ce travail, car chaque pièce est envoyée et ne revient pas. C’est un don. Impossible de savoir ce que deviendra l'envoi.

-Pouvez-vous nous en dire plus sur le rayonnement de votre pratique, sur l’étendue de vos correspondances ?

On peut donc parler de raffinement dans l’échange relationnel et dans l’objet envoyé. Bien entendu, cette pratique n’empêchait pas des échanges farfelus sans lendemain, vénaux, des silences, des incompréhensions, mais c’est ce qui donnait encore plus de valeur à un échange respectueux, curieux, reconnaissant.

-Quelle forme à l’heure du digital ? Comment s’est transmué selon vous ce mouvement ?

L’art postal était du « un pour un ». À l'heure du digital, c’est du « un pour tous ». Il n’y a pas de matière, pas cette impression de cadeau dans la boîte aux lettres, rien à tenir dans les mains, mais plutôt un échange superficiel à la recherche effrénée de likes.
Le type de papier, la façon dont il a été travaillé, plié, perforé, collé et son odeur en disent bien plus qu’une image digitale.

La 25ième Heure
Portrait
Eric Adam

Expos :

Participation à de nombreuses expositions d’art-postal de 1985 à 1999 dont Bilder für Afrika en 1987
Participation à une exposition “Petit format de papier” 1987
Participation à une émission RTBF de “Courrant d’art” 1996
Participation à une exposition “Editeur belges de bibliophilie - réserve précieuse de la Bibliothèque royale de Belgique” en 2004
Participation à une exposition La louvière “Prix de la gravure 2007”
Participation à Truc Troc 2007
Participation à Truc Troc 2009
Participation à Truc Troc 2011
Participation en mars 2012 à Chambre avec vues, Namur
Participation en mars 2014 à Chambre avec vues, Namur
Participation à l’exposition “Día Internacional de la Fotografía Estenopeica en Monterrey”, Mexico, Avril 2012.

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