EVA L’HOEST
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EVA L’HOEST | VERSION AUGMENTÉE

Visuel issu du Magazine de Saison « augmenté » du Centre ABSYS - Saison « Futurs spéculatifs » - édition 2. 
 

Chaque édition d’ABSYS est augmentée de contributions d’artistes invité.e.s à présenter une œuvre.

Eva L’Hoest recourt à la technologie en repoussant au maximum ses limites afin d’explorer l’ambivalence des images numériques. Fascinée par les affects souvent contradictoires et l’état d’hypnose que ces dernières génèrent en nous, elle crée des vidéos qui nous conduisent vers des mondes vides de présence humaine où règne une ambiance post apocalyptique. Filmées avec une extrême lenteur comme une mémoire en errance, elles nous propulsent dans des territoires dominés par l’absence et une certaine mélancolie.


Dans une de ses premières oeuvres, Captives (2014), Eva L’Hoest introduit en pleine nuit une caméra numérique dans l’espace privé et ultra-sécurisé de zones d’habitation suburbaines qui apparaissent tels des décors abandonnés. Tournée à l’aide d’une caméra provenant de l’industrie des jeux vidéo, Under Automata (2017) retranscrit les images de passagers endormis dans un avion suivant un long travelling. L’ambiance crépusculaire convoque le souvenir de Pompéi endormi sous la suie. Retravaillé en réalité virtuelle, ce film a été exposé à la Biennale de l’image possible de Liège en 2010 à l’Okayama Art Summit en 2019 sous le commissariat de Pierre Huyghe. Cette jeune artiste a également participé à la dernière Biennale de Lyon.

Pauline Vidal, Magazine L’Oeil, 2019

Septembre > Décembre
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