Stanislav Dobak

Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis

Hors-les-Murs - Constellations

Focus belge

IDA don't cry me love 
Lara Barsacq
16 octobre 
Nouveau Théâtre de Montreuil

 

Ida Rubinstein. Un si beau nom, chargé d’évocation ; mais souvent, sans qu’on en sache beaucoup plus. Lara Barsacq lève le voile sur cette artiste dont la Danse des sept voiles affola tout Paris. Ida Rubinstein, danseuse star des Ballets russes. Fascinante. Passionnée elle-même par les figures féminines insondables de la mythologie. Ida fortunée, voyageuse, mécène commandant des pièces à sa propre mesure – dont le Boléro, de Maurice Ravel (1928). Ida mime et tragédienne. Mais aussi scandaleuse, renvoyée à la case psychiatrie, quand elle osa incarner nue la Salomé d’Oscar Wilde. Aujourd’hui, cela vaut à IDA don’t cry me love, la pièce de Lara Barsacq, de s’ouvrir sur un tableau magnifiquement insolite, délicieusement extravagant (qu’on ne divulgâchera pas plus).
 

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Rain 
Meytal Blanaru
13 >14 novembre 
L’Embarcadère, Aubervilliers

 

Meytal Blanaru le savait. Un moment particulier de son enfance avait affecté toute son existence, avait toujours habité ses actes de danseuse et chorégraphe. À présent, Meytal Blanaru compte parmi les personnes à qui la vague soulevée par #metoo a inspiré de rouvrir l’exploration des strates constitutives de leur personnalité. Il s’est agi d’affronter la question de s’être faite femme ; femme dans une société où cela signifie s’être faite objet par le regard des hommes. Dans rain, Meytal Blanaru a pris le parti d’envisager, en solo de manière directe, cette conscience activée dans le souvenir.
 

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Farmer Train Swirl – Etude 
Cassiel Gaube
25 > 26 novembre 
La Dynamo-Banlieues Bleues, Pantin

 

Elle est chaloupée, chaleureuse et joyeuse. Jubilatoire. C’est déjà pas mal. Elle, c’est la danse house, telle qu’on l’observe sur les dancefloors. Cousine douce, plutôt black et groovy, parfois gay, de la techno. Jeux de jambes virtuoses, implacable rythmicité du bassin, et subtile liberté enivrée dans le haut du corps. Mille apports s’y brassent, noirs ou latinos. Hip-hop, claquettes, funk, jazz ou bossa… Puis Cassiel Gaube s’en mêle. Fana de house, immergé dans ses scènes sauvages, ses clubs, ses jams, ses cours (il en prend, il en donne). Là, il injecte aussi ses savoirs intégrés à P.A.R.T.S., l’école de danse contemporaine fondée par Anne Teresa De Keersmaeker. Qu’amène-t-il à la house ? Cassiel Gaube en décrypte l’écriture : isoler les pas et figures, comprendre les filiations, cerner les hybridations. Puis les adapter, les faire muter, les enchaîner, les articuler. Réinventer. Cassiel Gaube compose une danse house d’auteur.
 

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Sorry But I Feel Slightly Disidentified ... 
Benjamin Khan 
25 > 26 novembre 
La Dynamo-Banlieues Bleues, Pantin

 

Chromatique, rayonnante et envoûtante. Elle est saisissante, cette figure qui ouvre Sorry, But I Feel Slightly Disidentified…. Saisissante, quoique demeurant insaisissable. Parfaitement énigmatique. Éventuellement exotique ; tout autant urbaine et actuelle. Mais tout sauf prête à se laisser rabattre sur une identification rapide et rassurante. Ainsi s’amorce l’ample traversée d’un solo duel, conçu par le chorégraphe Benjamin Kahn et performé par Cherish Menzo, néerlandaise d’ascendance surinamienne, au comble de l’implication d’elle-même. Cette pièce sera aussi celle de la rencontre avec cette interprète fabuleuse, hors du commun.
 

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