Elsa Stubbe
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ELSA STUBBE | VERSION AUGMENTÉE

Visuel issu du Magazine de Saison « augmenté » du Centre ABSYS - Saison « Futurs spéculatifs » - édition 2. 
 

Chaque édition d’ABSYS est augmentée de contributions d’artistes invité.e.s à présenter une œuvre.

«Née à Liège en 1991, je vis et travaille maintenant à Marseille.
Je suis diplômée d’un master en pratiques de l’édition en 2017 à l’AR-BA-ESA à Bruxelles et d’un bachelier (licence) en techniques de l’image photo à la Helb Prigogine en 2015.

Depuis 2015 j’ai réalisé principalement deux projets :

Les Extraterrestres ont mangé mon jardin (2017-2019)

Ce projet photographique mêle des images issues de mes nom-breuses errances dans des réserves naturelles ou dans des lieux où le paysage a été aménagé pour reconstituer des espaces naturels et des images d’archives issues d’ouvrages de vulgarisation scientifique datant soit du 19e, grande période du romantisme, soit des années 50, début de la science-fiction, soit les deux grands vecteurs d’imaginaires dans les-quels nous sommes selon moi confinés.

Ce projet débuté fin 2016 est une étude personnelle et poétique au-tour de l’imaginaire et du récit autour de la nature et du lien que l’homme entretient envers ces deux derniers dans la culture occidentale. Comment la nature a influencé nos récits, et donc notre imaginaire, et comment ceux-ci influencent également nos paysages naturels.

Au vu de l’impasse actuelle de notre imaginaire « coincé » dans un romantisme dépassé, de notre rapport au «sauvage» et la sacralisation de la wilderness, je tente ici de créer de nouvelles histoires qui ne soient pas linéaires et dont la fin ne serait que le commencement de quelque chose de nouveau. Les images que je propose peuvent être ainsi
ordonnées à l’envie par le lecteur.

Ce projet a été sélectionné pour le Leica Oskar Barnack 2018 à Berlin ainsi que pour le prix Voies Off 2018 à Arles. Via ces derniers Les ex-traterrestres ont mangé mon jardin montré lors de la EMOP à Berlin (GE), à Wetzlar (GE) ainsi qu’à Lucca (IT) lors du Photolux Festival, à Paris (FR) lors de Paris Photo ainsi qu’à Arles (FR) pour le festival annuel. 

Ce projet a également été sélectionné pour ma 1ère expo solo pour l’ouverture du centre VU photo à Québec (CA) en septembre 2018, à Contretype à Bruxelles (BE) avec une invitation de l’artiste Thomas Chable, à L’image sans Nom à Liège (BE) et au centre culturel de Chênée (BE) avec une invitation de l’artiste Laurent Meurice. 

Astronomie du sous-bois (2015-2017) 

En 2015 j’ai commencé à photographier l’histoire de la construc-tion d’un idéal de vie en marge par une petite tribu de jeunes utopistes. Plus que sur la communauté elle-même je me suis attardée sur le lieu; situé hors du temps et dans un espace autre.

Je place parallèlement des textes issus pour la majorité de récits anthropologiques des populations extra européennes datant des années 30’ ou traitant de l’utopie par rapport au «vivre ensemble» et par rapport au territoire, sur lesquels j’interviens en mettant en avant des passages correspondant à des peuples contemporains».
Je tente de travailler l’aspect narratif de la photographie, tel une exploration anthropologique et poétique laissant place à l’imaginaire d’un monde nouveau et inconnu, à la manière des anciens récits de voyages.

Ce lieu, à travers cette communauté, incarne pour moi cette dé-sillusion propre à ma génération et à d’autres, mais avec ses propres nuances, ce besoin d’échapper à une forme de réalité. Par son ana-chronisme, par les formes d’habitats et les rites qu’elle génère, cette communauté m’intéresse en tant que sujet car elle nous confronte au temps, au côté cyclique et répétitif des choses et à la référence au passé par leur mode de vie presque archaïque.

Ce projet a été, entre autre, exposé lors de la BIP 2018 à Liège et sélectionné pour le Prix Maison Blanche à Marseille en 2016. Ce projet  a été édité en collaboration avec Victor Coupaud par DEAL publication. Actuellement, je travaille sur un projet autour d’une adaptation libre des Métamorphoses d’Ovide. Un projet autour de l’amour, de l’anthropomor-phisme et des mutations du paysage.

Mes projets, que j’auto-édite systématiquement, sont tournés vers l’imaginaire, et en particulier sur la recherche d’un imaginaire qui transcenderait ses propres frontières.
Je me questionne sur mon rapport en tant que femme blanche occidentale née en ville avec la nature, et en particulier de l’influence de celle-ci sur mon inconscient.
Outre la photographie que j’utilise comme média principal, je tra-vaille souvent avec des textes personnels ou avec des textes et images d’archives sur lesquels j’interviens graphiquement.»

Elsa Stubbe

Septembre > Décembre
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