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Carte blanche aux Midis de la Poésie

In-situ Écho

Depuis près de trois-quarts de siècle, les Midis de la Poésie s’emploient, au travers de formats thématiques et intervenant.e.s éclectiques, à faire résonner, vibrer et élargir le concept à la fois si large et si précis de poésie. Le Centre Wallonie-Bruxelles Paris leur donne carte blanche le temps d’une journée faite de wikipoétique, lectures, conférence, rencontre et exposition. 

La poésie comme un mode d’emploi du monde parce qu’elle est là quand le réel et ses contraintes manquent de termes exacts, elle trouve des images pour combler les vides de sens, pour montrer quand il est parfois si difficile de dire.

 
AU PROGRAMME


 
Exposition
>En continu pendant la carte blanche

Accrochage d’une œuvre d’Elise Peroi, poétesse et artiste textile, et projection de sept portraits de poétesses réalisés par Alice Khol pour les 70 ans des Midis de la Poésie. 
 

Wikipoétique, édit-a-thon poésie
>En continu pendant la carte blanche

En compagnie de l’artiste numérique Pascale Barret, les participant.e.s sont convié.e.s à lister les autrices et poétesses éligibles, en écho au projet « Women in Red » : créer, compléter, traduire des articles, augmenter les contributions sur wikisource (pour les auteur.e.s du domaine public) et/ou débattre et s’informer autour des problématiques d’édition (règlement/ olitique, contributions, écritures, vocabulaire etc). Wikipoétique ambitionne aussi d’inviter toutes personnes qui marquent un intérêt pour la création de groupes autogérés pour l'édition d’articles de « personnes féminines ou non-binaires », pour reprendre les termes du projet des « sans pagEs », avec une attention toute particulière portée aux domaines culturels belges.

 
Conférence avec la philosophe Pascale Seys
« La poésie comme mode d’emploi du monde »
>18h30 

Qu’est-ce qui rend la vie supportable ? De quoi un poème peut-il nous sauver en faisant de nous, lecteurs, des êtres meilleurs, c’est-à-dire plus grands que nous-mêmes ? Répondre à cette interrogation implique de traverser une dimension existentielle, à la fois métaphysique et éthique, qui ouvre à la constitution d’un mode commun, fondé sur un acte de création qui consiste, comme l’évoque Celan, à « tendre la main ». 


Lectures électriques d’un corpus composé de littérature belge contemporaine et des archives des Midis de la Poésie par Laurie Bellanca & Benjamin Chaval
19h30 > 20h

Les lectures électriques constituent une recherche-création menée par Laurie Bellanca (lecture et montage de textes) en collaboration avec Benjamin Chaval (création sonore et dispositif technique de diffusion, pure data). Cette collaboration croise littérature, performance, création sonore contextuelle et voix.
Les lectures électriques s’incarnent en un temps de création d’un corpus hétérogène, un temps de création sonore in situ et une performance. La création du corpus se réalise en dialogue avec le contexte permettant un travail de recherche et de création associant auteurs contemporains, bibliothécaires, lecteurs et éditeurs.
Comment le corps d’un livre (son texte, son objet et ses modalités de partage) peut devenir, pour un temps, support de dialogue, d’expérience sensible et de questionnement de la langue elle-même ? A la manière d’une création radiophonique en direct, les lectures performées invitent différents interlocuteurs à se saisir de ce qui fait la contemporanéité de notre littérature.


Rencontre performée avec Bwanga Pilipili et Rokia Bamba
« Luttes, lettres et forces »
20h30 > 21h

En compagnie de la DJ et artiste sonore Rokia Bamba, l’autrice et comédienne Bwanga Pilipili, vient, entre hip-hop et poésie, parler des textes qui nourrissent son travail.
 

« La poésie vient d’une cité Tout-Monde : Andromède
où le hip-hop transforme des bancs en trônes,
nos quartiers en constellations,
les jeux en rites.
où IAM nous apprend plus sur Notre Histoire que les pères de mon école jésuite.
Elle vient d’une cabane
où les Pendus de François Villon ont croisé les Poursuivants d’Édouard Glissant
où Maya Angelou est Nicky Minaj
où Ken Bugul est la source de Fatou, Léonora et les autres.
Ma poésie est Grands Lacs »

05.11 | 13h > 21h
Salle de spectacle
46 rue Quincampoix
75004 Paris

Entrée libre sur réservation dans le respect des normes sanitaires.

Vous pouvez assister à ces événements intégralement ou seulement à la/aux programmation(s) de votre choix.

Pascale Barret

Artiste queer écoféministe visuelle, sonore et performeuse, Pascale Barret utilise des média tangibles, virtuels, scientifiques, magiques et historiques pour aborder les questions de trans-identités. Depuis une dizaine d’années, elle prend part à des créations, recherches et alternatives autour de l’édition collaborative numérique et imprimée. Elle coopère avec Annie Abrahams et Alix Desaubliaux (collectif 3G), la revue Sorcières, Constant vzw et la Fondation Thalie avec Equinoxe(s). Pascale Barret participait à son premier Edit-a-thon « Art+feminism » avec Just for the Record à Bruxelles en 2016. Elle est diplômée de l’Erg (Bruxelles) et du programme Science-Po Experimental Arts & Politics de Bruno Latour (SPEAP Paris). Elle est membre de Interactive Media Art Laboratory (IMAL) et intervient en écoles d’arts.


www.pascalebarret.com 

 

Elise Peroi

Artiste plasticienne, tisseuse et performeuse, elle est diplômée en 2015 de l’Académie Royale des Beaux–Arts de Bruxelles option Design Textiles, et développe depuis une démarche qui se veut plurielle, empruntant aux arts plastiques et performatifs les éléments de langage qui construisent sa vision de l’art et l’appréhension sensible du monde qui l’entoure. Dès 2015, Elise Peroi est invitée à participer à la résidence organisée par la Fondazione Aurelio Petroni. Elle y développe, hors des carcans académiques, sa volonté de concilier et de brouiller les interfaces entre l’artisanat, la performance et les arts plastiques en général. Soutenue dans sa démarche par les Halles de Schaerbeek, elle s’intéresse depuis 2016 à la mise en œuvre de performances textiles en s’inspirant des techniques du tissage et de la danse contemporaine. Ces recherches donneront lieu à une collaboration avec la danseuse et chorégraphe Mui Cheuk-Yin avec qui elle performera à Bruxelles et à Hong Kong. Ce travail avec le corps, l’art contemporain et les techniques du tissage l’amènent à élargir ses domaines de recherches et à collaborer avec de nombreux musiciens dont le violoncelliste Roel Dieltiens et le compositeur Thomas Jean Henri. En 2018 à Marrakech, elle présente son travail lors du projet nommé « Ilôt », développé autour du sacré et mettant en corrélation la performance, ses créations textiles, le texte ainsi que l’acoustique des objets. Parmi les résidences de l’artiste on compte celle au sein de la TAMAT, ainsi que celle de l’Isola Comacina.

Alice Khol

Après un Master en communication et une licence en Cinéma à l’université de Rennes II, Alice Khol fait ses armes dans de nombreux festivals en Belgique. Parallèlement à ce parcours, elle intègre l’école de photographie Agnès Varda dont elle sort diplômée en 2012. Aiguisant son regard de façon plurielle, elle travaille le portrait photographique, réalise un premier court-métrage documentaire Cure, sélectionné en festivals, des portraits-vidéo de poétesses et une dizaine de clips pour des musiciens belges. Son projet 365 degrés s’axe sur le thème de l’amour et ses variations. Elle y récolte des histoires en les associant à la photographie. Le livre vient de paraître aux éditions Loco.

Pascale Seys

Docteure en philosophie, chargée de cours à l’Université, productrice radio à la Rtbf (Musiq3) et chroniqueuse, Pascale Seys défend différents projets au sein des médias, en lien avec la création et la vie des idées. Après le succès de la chronique, Les Tics de l'actu (2016-2020) elle vient de lancer une capsule numérique animée diffusée sur les Réseaux Sociaux Un p'tit shoot de philo, et produit sur les antennes de la RTbf une émission hebdomadaire de grands entretiens, La couleur des idées (Rtbf Musiq3). Elle a publié un essai sur Hippolyte Taine, (L'Harmattan, 1999), La poésie comme mode d’emploi du monde (Edition des Midis de la poésie, 2019), un feuilleton radiophonique et web Le phosphore blanc (2020) ainsi que Et vous qu'en pensez-vous ? (2018), Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant (2019) et Le Panache de l'escargot (2020) aux éditions Racine.

Benjamin Chaval

Benjamin Chaval œuvre dans la recherche sonore depuis la fin des années 90. Après avoir participé comme percussionniste à de nombreux orchestres, il se dirige ensuite vers des formations mariant aussi bien l’improvisation que l’écriture. Intéressé par les signaux électriques, les instruments analogiques, les boucles (temporelles, larsen, ...) et les musiques répétitives. Il fabrique aujourd’hui des machines musicales et des installations sonores où il questionne la fonctionnalité de l’outil, travaille sur la décomposition, la déstructuration et la destruction d’onde sonore, et recherche son versant organique, dans des aggloméras de lyrisme tellurique. +

www.soundcloud.com/ben-chaval 

 

Laurie Bellanca

Artiste formée à la danse, à la musique et à la philosophie, Laurie Bellanca crée, aux côtés de Camille Louis, le collectif Kom.post à Berlin en 2009. Avec celui-ci, elle développe une recherche particulière autour des récits situés, utilisant différentes techniques et différents médias, émetteurs FM (L’occupation des ondes à La Panacée, Montpellier), applications géo-localisées (Sonospheres à La Gaîté Lyrique, et au 104, Paris), dispositif contextuel de conversation (La Fabrique du commun à la Comédie de Reims, CECN de Mons ; MicroMondes à la Biennale de Moscou ou encore Autour de la table, auprès de Loic Touzé, Anne Kerzerho et Alain Michard à Tanz Im August Berlin et au CCN de Montpellier). Dans le cadre de ses recherches autour du média radio, elle signe la réalisation de la fiction radiophonique en direct Je peux presque tout voir aux côtés de Caroline Masini (théâtre La Vignette, CNES, Phonurgia, Scène nationale de Belfort, 2016, laboratoire transmedia trans-fiction, L-Est) et expérimente plusieurs situations reliées à l’adresse radiophonique (« Radio du Pré », « Radio du Lac » et plusieurs ateliers de création dans le cadre de ses interventions universitaires, Université Paul Valéry de Montpellier). Elle est aujourd’hui interprète et assistante musicale aux côtés du metteur en scène Lazare, Petits contes d’amour et d’obscurité (TNB, Rennes, 2015), Sombres Rivières (TNS, MC93, CDN de Montreuil, 2017), Je m’appelle Ismaël (Théâtre de la Ville Paris), accompagne les recherches du collectif Loop-s avec Luce Goutelle et assiste Léa Drouet dans ses créations Boundary Games (2018) et Violences (2019)

www.kompost.me 

 

Bwanga Pilipili

Originaire du Kivu, l’artiste est diplômée de l'INSAS en 2012. Au théâtre, on la voit notamment dans Les Monologues du Vagin mis en scène par Nathalie Uffner, dans Une saison au Congo de Aimé Césaire mis en scène par Christian Schiaretti, ainsi que dans Hate Radio de Milo Rau. Au Cinéma, elle joue dans Black de Adil El Arbi et Billal Fallah, Les empreintes douloureuses de Bernard Auguste Kouemo, Tu seras mon allié de Rosine Mbakam, Pickles de Manuella Damiens, et, plus récemment, dans Kaniama Show de Baloji. En 2018, elle écrit et met en scène Datcha Congo, adaptation de La Cerisaie de Tchekhov, sur la scène du Tarmac des Auteurs à Kinshasa. Depuis 2012, elle anime des rencontres littéraires au sein de l’association Lingeer, et est également co-organisatrice du festival Bruxelles/Africapitales.

Rokia Bamba

Elle est DJ dans des lieux afro-féministes bruxellois et parisiens, tels que Globalicious, Afropunk, La Colonie, Massimadi et performe au festival New Afro Ke-Pon, dont elle est commissaire pour la première édition belge en 2020. Elle possède un style unique mélangeant a cappella, groove et punk. Elle travaille également comme compositrice de pièces sonores artistiques comme 21C / 19C_Chpt3_Numbers and Comments (2017), conçue pour les projections performatives d'Antje Van Wichelen et My musical Kongo language exploration (2017), jouée à La Colonie, à Paris. Elle a participé au concert de l'Orchestre Populaire de Bruxelles à L'Ancienne Belgique avec le chanteur Arno (2017) et à la pièce de poésie Ceci n'est pas un poème II (Bozar 2016).

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