Marin Kasimir

Tondo Artis # Stills & Frame

Marin Kasimir

Déclinaison du film picaresque Tondo Artis

Chronique du first and second choice…



La photographie, c’est la vérité et le cinéma, c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde
Jean-Luc Godard


En saison 2019, le Centre avait dévoilé les prémisses de ce projet polymorphe et avait présenté à la faveur de la FIAC les 18 min du Film Tondo Artis : Fair or Unfair ?


Le projet revient donc sous une déclinaison « augmentée » et au format bicéphale : constituée d’une exposition de 15 Stills circulaires et de rushs panoramiques à découvrir sur un display de miroirs et de murs : du 28 mai>14 juin 2020.

Si le film est aussi "ultimement un film sur nous toutes et nous tous", on, le public, va s’y retrouver. Mais il va se retrouver aussi, différemment, dans le mur en miroir qui se dresse en diagonale au centre de la cour, au centre du Centre.   Ce mur possède deux portes de différentes tailles, qui sont, - bien heureusement ! - ouvertes. Elles font que le mur ne tombe pas, et elles permettent de découvrir l’autre côté du mur, qui est découvert d’une multitude d’images panoramiques qui se trouvent à la base de chaque Tondo, film ou still. Comme si les foires d’art formaient, ensemble, un motif, un papier peint, un élément répétitif et ainsi décoratif. Comme une des premières performances de Dan Graham, Performer Mirror, Audience (1975), le grand miroir de 3 x 6 mètres va doubler le public.


Le travail de Marin Kasimir intègre dans une même œuvre plusieurs champs disciplinaires : photographie, sculpture, architecture, urbanisme et théâtre.  Il nous invite à un parcours physique et intellectuel où les jeux de distorsion de l’espace et de mise en abyme n’ont de cesse de susciter chez le visiteur une attention accrue sur le lieu environnant et sur sa propre perception. Qu’il s’agisse de ses premiers travaux sur l’anamorphose, de la construction de « systèmes présentoirs d’images » (Ovalon, 1988 ; Ambigu Comique, 1990), des installations de « bancs » ou de « toits », d'œuvres installées dans l'espace public (Place des miroirs, Issoudun, 1994 ; Identités, Université de Bordeaux, 1997), l’intention vise toujours à multiplier les points de vue et à cristalliser l’ambiguïté de la perception. Depuis 1988, il utilise l'image panoramique de grandes dimensions qu'il intègre à des dispositifs spatiaux intérieurs ou spécifiquement conçus pour l’extérieur. (…) Marin Kasimir échafaude des « théâtres du quotidien », des mises en scène ouvrant le regard sur notre réalité urbaine. Nadine Labedade 

28 mai > 14 juin 2020

Nouveaux horaires :
Lundi > Vendredi: 11h>14h / 15>19h 
Fermeture exceptionnelle le week-end jusqu’au 30 juin.


Il sera visible de l’espace public situé rue de Venise 75004 Paris.

 

La cour du Centre
46 rue de Quincampoix
75004 Paris
Marin Kasimir

Né en 1957 à Munich, Marin Kasimir vit et travaille à Bruxelles.
Il a répondu à de très nombreuses commandes publiques, en France et en Belgique essentiellement. L’artiste a reçu le Prix de la jeune peinture belge en 1985 et le Prix de la photographie de la Ville de Paris en 1995.
Son travail intègre plusieurs champs disciplinaires : photographie, sculpture, architecture, urbanisme, théâtre, vidéo. . .
Une part importante des oeuvres s’articule sur le panorama.
Il utilise une caméra, qui, en tournant, expose le film sur toute la longueur déroulée, la caméra pouvant effectuer dix tours complets de 360°. Marin Kasimir échafaude des « théâtres du quotidien », des mises en scène ouvrant le regard sur notre réalité urbaine.

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