La Sainteté Stéphane (1961—1986) © Stephane Mandelbaum

Projection : La Sainteté Stéphane (1961-1986)

un film de Gérard Preszow, en sa présence

Soirée proposée en regard de l’exposition Stéphane Mandelbaum, du Centre Pompidou ( 6 mars > 20 mai 2019)

La Sainteté Stéphane (1961-1986), un film de Gérard Preszow, en sa présence
(Belgique – 1993 – 43 min. – 16mm)

Un film hommage postmortem pour un peintre fulgurant, disparu à l’âge absurde de 25 ans fait par Gérard Preszow, cinéaste et ami. Chant funèbre, lettre ouverte à un assassiné. Ce film aurait pu être dans une proximité qui ne rendait pas la juste distance. Or le portrait qui est fait de Stéphane Mandelbaum signale son intensité de vie et sa volonté suicidaire. Surdoué, "mauvais garçon", dessinateur instinctif et magnifique, peintre proche de Bacon, de Soutine et de Schiele, il a assumé à la fois sa judaïté avec le poids de l’holocauste et sa révolte en vivant à "sexe répandu".

Suivie d’une rencontre sur Stéphane Mandelbaum et son œuvre, avec la participation de Gérard Preszow (réalisateur et ami), Arié Mandelbaum (peintre et père), Yves Wellens (auteur du roman Epreuve d’artiste paru en 2011 aux éditions Grand Miroir) et Bruno Jean​ (directeur de la Galerie Tristan à Issy-les-Moulineaux).

Générique

Image : Jorge Leon. Son : Cosmas Antoniadis. Sons additionnels : Henri Morelle. Montage : Eva Houdova.

Production

Production : Cobra Films, RTBF Liège "Carré Noir", BRTN, Wallonie Image Production (W.I.P.)

12 avril 2019 20:00
Salle de cinéma
46 rue Quincampoix
75004 Paris

Tarifs : 5€, 3€ (réduit)

Stéphane Mandelbaum

Né en 1961, Stéphane Mandelbaum est très tôt déclaré inadapté. Seules l’intéressent la poésie et la peinture. Il commence à peindre dès l’adolescence. Dans sa première exposition, en 1982, son univers de violence, de sexe et de mort est déjà en place. On y trouve des autoportraits et beaucoup de portraits de personnages célèbres (entre autres Bacon, Goebbels, ou encore Rimbaud). Mais l’aventure s’arrêtera brusquement. À 25 ans, Mandelbaum participe au vol d’un tableau de Modigliani. Il est tué par l’un de ses comparses. Son corps rongé par l’acide est découvert près de l’écluse des Grands-Malades vers Namur.

Gérard Preszow

Né en 1954. Etudes de philologie romane. Partage ses activités entre la littérature, le cinéma, l’art et l’engagement socio-politique. A créé la publication "Revue et corrigée", travaille à la fondation Jacques Gueux et à la revue "Rue des usines". Nombreux textes critiques. Participation à l’ouvrage collectif "Bruxelles, lieu commun".

A réalisé "La dernière image" (1990),"On a perdu le nord" (1990), "William Cliff, poète"(1997), A l’école de la Providence (2000), Autoportraits de l’autre (2008), Espace de travail artistique ETA (2015).

Facebook Twitter Partager