ADAGP Pierre-Jean Giloux. Courtesy the artist and Solang productions

Metabolism _ Invisible Cities - (2015)

White Box | Vidéo

Loin de constituer un mausolée d’orientations consolidées autour de l’héritage patrimonial de la culture belge francophone, le Centre promeut la création contemporaine dans sa transversalité et sa porosité.

Au travers d’une programmation résolument transdisciplinaire, le Centre développe un nouvel espace dédié aux œuvres vidéos et médiatiques: la WHITE BOX.

La programmation de cet espace en SAISON 2020#FUTURS SPECULATIFS agrège une série de d’oeuvres dont des productions accompagnées par WIELS, Centre d’Art Contemporain (Bruxelles). 

Artistes programmé.e.s en 2020: Pierre-Jean Giloux - Saddie Choua (Wiels) - Rebecca Jane Arthur (Wiels).

Pierre-Jean Giloux / Metabolism _ Invisible Cities - (2015) / White box, vidéo

 

 
Première œuvre de la capsule « White Box » dédiée aux propositions médiatiques et présentée dans le cadre du cycle « Espaces spéculatifs » de la Saison 2020#Futurs spéculatifs. 

 
D’abord évoqué en 1966, dans Les mots et les choses, et puis formalisé dans une conférence donnée en mars 1967 au Cercle d’études architecturales de Paris1, Michel Foucault propose le terme d’« hétérotopie » pour réfléchir aux espaces « absolument différents » - les espaces autres comme localisation physique de l’utopie, qu’ils soient initiatiques, transgressifs ou stimulants. L’hétérotopie est à comprendre dans sa dimension de réflexion sur la spatialité et elle amène à une réflexion sur la temporalité, qui est autre également et devient hétérochronie.
Les concepts respectivement d’hétérotopie et de TAZ- temporary autonomous zone - d’Hakim Bey ont inspiré l’origine de ce cycle Espaces spéculatifs.


 
«  Si la TAZ est un campement nomade, alors le WEB est le pourvoyeur des chants épiques, des généalogies et des légendes de la tribu ; il a en mémoire les routes secrètes des caravanes et les chemins d'embuscade qui assurent la fluidité de l'économie tribale ; il contient même certaines des routes à suivre et certains rêves qui seront vécus comme autant de signes et d'augures. »


 

Au travers de la première édition du cycle « Espaces spéculatifs », ce qui sera sondé sont les recherches sur les « espaces autres » qui abritent de « pensées autres » ; les enclaves qui tracent une discontinuité. 
 

____ L’objet du cycle : les scénarii relatifs à nos territoires de vie et d’expression qui sont avancés par des artistes -  les métamorphoses de la notion de territoire.

 
 

Metabolism _ Invisible Cities – (2015)


Video Full HD, couleur, format 16/9. Bande sonore stéreo.
11’04’’ 
Edition de 4 + 2EA

 
Film produit par Solang Productions - 
Avec les soutiens de :  CNC - Dicréam (FR), CNAP (FR), Le Carré Centre d’art contemporain, Château Gontier (FR), Fédération Wallonie-Bruxelles (Be), VAF (BE), Collection Pierre Darier (CH) - les partenariats de l'ENSA, Nantes (FR) et de l'Institut français au Japon (JP).

  
Metabolism est le premier film de la tétralogie Invisible Cities de l'artiste Pierre Jean Giloux.

 
Comment pouvoir aborder la notion d’utopie au 21ème siècle sans se référer au « Métabolisme », qui fut un courant japonais extrêmement fécond et considéré comme la dernière utopie moderniste du siècle dernier ? Ce mouvement, composé d’architectes, d’artistes et de designers naquit en 1960 et atteint son apogée lors de l’exposition Universelle d’Osaka en 1970. 

 
Le Métabolisme a en quelque sorte « inventé le futur », nous en a légué des représentations et a donné au Japon l’aura technologique qui le caractérise encore. 

 
L’artiste a choisi deux projets précis, celui de Kisho Kurokawa « Helix City » de 1961 et celui de Arata Isozaki « Clusters in the air » Shibuya, de 1960-1962. 
Deux projets restés à l’état d’ébauche qui sont ici modélisés et intégrés au Tokyo de 2015. Ces jalons historiques s’inscrivent dans les strates urbaines de la mégapole japonaise comme autant de présences fantomatiques, qui deviennent les témoins visibles d’un projet sociétal historique. Ces anachronismes volontaires ont pour dessein d’interroger notre contemporanéité.  
Dans le film Yokohama et Tokyo, des villes laboratoires où l’architecture et l’urbanisme sont en perpétuels devenir, inspirent un dialogue entre réel et fiction. Les techniques numériques utilisées pour réaliser ce projet se basent sur des hybridations d’images photographiques, vidéo et de synthèses, associées à une composition sonore créée en collaboration avec le compositeur Lionel Marchetti.

 
Invisible Cities est une installation vidéo sonore composée de 4 films : Metabolism, Japan Principle, Shrinking Cities et Stations. 

 
L’ensemble des quatre films propose une histoire du temps liée à la mythologie et à l’imaginaire japonais. 
Les films du cycle sont des portraits de villes japonaises, superposant des images filmées et photographiées de la réalité quotidienne, sociale et urbaine, avec des images virtuelles. 

 
À l’ère du 4.0, de la réalité augmentée, le regardant est invité à une immersion urbaine où la temporalité semble comme en lévitation, où virtualité technologique, fiction et réalité s’entremêlent, altérant, troublant les repères. 

 
 
Invisible Cities convoque à une réflexion sur l’utopie et les mondes alternatifs.

 
 >>> en savoir plus - Invisible Cities - Pierre-Jean Giloux - La Presse du Réel - ISBN : 978-2-916998-07-7 - EAN : 9782916998077 - paru en août 2018 - édition bilingue (français / anglais) 
 

2 juin > 5 juillet 2020
White Box (Galerie)
127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris
Pierre-Jean Giloux

Pierre-Jean Giloux (né à Mâcon en 1965, vit et travaille en Europe) se situe dans son œuvre à la convergence de plusieurs pratiques : les images fixes et animées, les installations qui sondent l'espace et le volume… Ses films sont le résultat d'associations et d'hybridations de médias, par le biais des techniques numériques, dans lesquels il développe des compositions visuelles et sonores incluant parfois des séquences animées en 2 et 3D. Les frontières entre images de synthèses et images réelles s'estompent et laissent libre cours au regardeur d'inventer sa propre narration. Le virtuel et le réel cohabitent au sein de ses films, dans le but d'établir un dialogue et de questionner leurs propres limites. Plus particulièrement lorsqu'ils sont montrés sous la forme d'installations immersives avec un dispositif multi-écrans, à l'intérieur desquels le spectateur est invité à déambuler. Il projette aussi ses films en version mono-bande, dans le cadre de festivals vidéo et d'arts numériques. 
 
Pierre-Jean Giloux a séjourné à la Villa Kujoyama de juillet à décembre 2015.

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