Les mots et les sons

Lectures et installations sonores de Anne Penders et Christine Van Acker

À l’occasion de la semaine du son à Paris (27 janvier - 1er février), le Centre Wallonie-Bruxelles convie deux auteures belges dont la poésie se déploie sur plusieurs fronts (textes, photos, créations sonores et audiovisuelles). Elles nous offrent un aperçu de leurs oeuvres respectives et
dialoguent entre elles à propos de leurs pratiques artistiques.

Chaque projet d’Anne Penders parle de mouvance, de maison, de mémoire. Un travail poético-politique sur le fil de l’ancrage et de l’errance… réels ou imaginaires. Elle a publié une dizaine d’ouvrages, romans, poésie, essais, expériences, dont Jaune et L’Envers (Le Cormier) et Le Lundi d’après (Esperluète), et réalisé de très nombreuses vidéos (Le Bruit de la mer et de chine, 2010).

Elle nous invitera à découvrir des extraits de ses créations sonores :
-(s)no(w)borders 2006 : cette pièce aborde la question de la chine, du déplacement "ailleurs", la place de l'asie, l'imaginaire de l'autre, la question des langues, de la musicalité de la langue si on ne la comprend pas, de ce que l'on creuse comme thème et sillon malgré soi;
- Trilogie "laowai" : extraits de laowai (2010) et  de chou sheng (2010) . Ces pièces abordent  les notions d'asie hors d'asie, de  la parole des autres, du  travail en série, des liens entre les différents médias, de la mémoire, la trace, la transmission, ...
- Chinoiserie (2013) : cette création est assez différente, sans doute plus abstraite ou décalée et pose d'autres questions sur l'écriture en tant que matériau sonore.

L’auteure nous lit également des extraits de son œuvre parmi les livres suivants : Le lundi d’après (Esperluète), Jaune et L’envers (Le cormier)

Christine Van Acker, cette «grande oreille», comme elle aime s’appeler, est aujourd’hui un nom reconnu du documentaire et de la fiction radiophonique. Après un parcours de comédienne, elle crée en 1995 l’association Les Grands Lunaires dans l’intention de promouvoir en toute indépendance la création radiophonique et la récolte de la mémoire sonore. Diffusé sur les ondes francophones, son travail a été couronné en 2006 par le Prix du documentaire radiophonique de la SCAM, et en 2009 par le Grand Prix SGDL de la fiction radiophonique pour La Dernière Pierre.
Elle a publié récemment Vilain Crapaud cherche jolie grenouille (Mijade) et N’en-aqu’un en Très-Haute-Prudence (avec Yoan Armand Gil, éditions Chemin de Fer).

Elle nous propose l’écoute de plusieurs créations radiophoniques avec, en contrepoint, quelques lectures.

- Moi, je parle : un hommage, une déclinaison de la capture sonore à partir du postulat "le perroquet est l'ancêtre du magnétophone" et lecture de Bateau-Ciseaux (Esperluète) qui évoque les grands parents de l’auteure.

A la forge Roussel, un travail tout en simplicité, pas d'artifices sonores, la densité de la rencontre humaine,
et lecture d'un extrait de  La concordance du temps (Esperluète) qui aborde le thème de la  séduction entre un vieil homme et une jeune femme)

- Géraldine et le tulipier, une commande (rare) d'Histoire Collective,  un travail atmosphérique, un moment de grâce
et lecture de Violaine dans Où sommes-nous ? (Luce Wilquin)  qui évoque un accouchement contre un arbre…

La dernière pierre, 6'37 (prix SGDL),  qui nous invite à suivre les cent pas d'un homme enfermé dans une tour 
et lecture d'un extrait de N'en-à-qu'un en Très-Haute-Prudence,  (Le chemin de fer),  gaudriole hilarante qui, dans le foisonnement des trouvailles, des jeux de mots, des situations, dénonce les travers de nos sociétés ultrasécuritaires.

27 janvier 2014 19:00
Salle de spectacle
46 rue Quincampoix
75004 Paris

Entrée libre

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