#FFM29 29e Quinzaine du cinéma francophone
DR

Le Goût des Myrtilles

de Thomas de Thier en sa présence.

En hommage à Michel Piccoli (1925 – 2020), projection d’un de ses derniers films resté inédit en France.

A partir d’un certain âge, les jours commencent à se ressembler. Mais pour Jeanne et Michel, ce 3 juin ne ressemble à aucune autre journée. Ils ont rendez-vous pour leur pique-nique annuel dans la forêt. La journée est belle. Ils abandonnent l’auto et s’enfoncent dans les bois. Au cours d’une halte, Jeanne s’endort. A son réveil, le soleil est bas dans le ciel et son mari a disparu. L’obscurité gagne peu à peu la forêt.

Générique

Scénario : Thomas de Thier. Image : Philippe Guilbert & Virginie Saint-Martin. Son : Pascal Jasmes. Montage : Marie-Hélène Dozo. Musique : Patricia Hontoir. 

Avec : Michel Piccoli, Natasha Parry, Arno, Luc Schiltz, Claude Fritz, Augustin Legrand, Sophie Arnulf, Claire Blanquet, Katya Bolchakova.

 

Production

Production : Novak Prod, Red Lion, RTBF, UFilm, Belgacom, avec l’aide du CCA, du Film Fund Luxembourg, la Wallonie et la Région Bruxelles-Capitale.

27 septembre 2020 15:30

Belgique/Luxembourg – 2014 – 1h26

Salle de cinéma
46 rue Quincampoix
75004 Paris

Tarifs : 5 €, 3 € (réduit).
​Pass Festival : 15€, 12€ (réduit)

Michel Piccoli (1925 – 2020)

Monstre sacré du cinéma français et européen – c’est d’ailleurs aux côtés du réalisateur italien Marco Bellocchio qu’il remporte le prix d’interprétation à Cannes en 1980 - Michel Piccoli a tourné sous la direction de grands noms du 7ème art. Acteur fétiche de Claude Sautet et de Luis Buñuel, il enchaîne de très beaux rôles grâce à Renoir, Chabrol, Hitchcock, Carax. Depuis Le Mépris de Jean-Luc Godard qui révélera l’acteur de 38 ans au grand public à Habemus Papam de Nanni Moretti, Michel Piccoli n’a cessé de se réinventer tout au long de sa carrière. Sa filmographie riche de plus de 200 films compte aussi trois films qu’il a réalisés dont C’est pas tout à fait la vie dont j’avais rêvé.
Au sujet du Goût des Myrtilles, qui marquait aussi ses retrouvailles avec Natasha Parry (après La Cerisaie et La Fille prodigue de Jacques Doillon), Michel Piccoli a dit : 

« Dès que j’ai eu fini de lire le scénario, j’ai pensé : quelle merveille, merveille, je suis libre. Devant Des plumes dans la tête et ce nouveau scénario, j’ai été...j’ai failli dire « épanoui », en fait j’étais émerveillé. Je me suis dit : qu’il y ait des mauvais films, c’est normal ; qu’il y ait des très bons films, c’est normal ; qu’il y ait des films admirables, c’est normal, tout ça est normal. Mais son scénario était extrêmement loin du normal, il touchait à l’extravagance de l’imaginaire, de la passion, de l’invention et de ces mondes étrangers que l’on rêve de vivre – et je ne parle pas uniquement de la perception des comédiens, mais aussi de celle des spectateurs. Il y a des gens comme Thomas de Thier qui nous font « continuer le combat ». Ce qui est désormais indispensable, en tout cas pour moi, c’est lui ! Je sais de quoi je parle, j’ai travaillé avec des réalisateurs admirables, auprès de qui j’ai appris, pour ne pas sombrer dans le cinoche. Thomas va au-delà, et nous fait aller au-delà. Le tout est de savoir avec qui on veut vivre, avec qui on veut faire des miracles. Ce film est un miracle. »

 

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