Michel François - Douglas Eynon  YOUR FACE IS AN OBVIOUS CASE (a collaboration with Bernard), 2017

Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants

Proposition curatoriale de Michel François

Exposition collective :

Carlotta Bailly-Borg
Sarah Caillard
Douglas Eynon
Gaillard & Claude
Selçuk Mutlu
Ria Pacquée
Olivier Stévenart 
Charlotte vander Borght
Loïc Vanderstichelen

 

Huit plasticien.ne.s ont été invité.e.s - sur proposition curatoriale de Michel François et sur invitation du Centre Wallonie-Bruxelles | Paris - à produire des œuvres originales témoignant de leur vision du corps, physique et social, souvent fragile et instable. L’exposition agrège des bas-reliefs, des sculptures, installations, vidéos, photos et performances.  Les œuvres témoignent chacune à leur façon d’une certaine incommodité du corps : non séducteur, fantomatique, aveugle, emberlificoté, trafiqué…
 

Ces représentations opèrent toutes des sortes d’inversions du relief, depuis la rue où Ria Pacquée apparaît dès la façade de l’immeuble comme une gargouille vivante clamant son “malaise sur le dance floor”.
 

Puis dès le pas de l’entrée du Centre, où Selçuk Mutlu accueille, telle une interface poétique, plastique et conceptuelle, les visiteurs "en leur absence" comme il dit.
 


 

Bas-reliefs en céramique de Carlotta Bailly-Borg représentant des personnages grotesques et impertinents entraînés dans une orgie ou une bagarre généralisée.
 

Bas-reliefs encore, de Gaillard & Claude, en mousse synthétique grise et sanglée de bleu, et ayant digéré quelques éclats de couleur.
 

Hauts-reliefs en bronze de Douglas Eynon, autoportraits bruts exécutés par des non-voyants et surgissant des murs comme des gargouilles archaïques et peinture à l’huile exécutée directement sur une colonne de l’espace d’exposition et reproduisant un geste de la main.
 



Installation par Sarah Caillard en tissu ultra réfléchissant où apparaissent furtivement des personnages fantomatiques, qui se révèlent comme des représentations fantasmatiques éblouissantes dans l’obscurité d’une salle.
 


 

Copie conforme d’un outil d’exploitation des corps ouvriers, sous la forme d’un chariot de l’entreprise Colruyt, dont Olivier Stévenart a été l’employé et dont il s’émancipe.
 

Dans la cour extérieure du Centre, Charlotte vander Borght installe des photographies de bennes de camions de transport, imprimées sur des lamelles de plastique flottantes. Ces camions apparaissent vides et grandeur nature, garés et les portes grandes ouvertes comme dans l’attente de marchandises ou de personnes, suggérant un transport transfrontalier à venir.
 

Dans ce contexte, une journée rétrospective des films de l’artiste et cinéaste Loïc Vanderstichelen est organisée. ​

 

Prolongation jusqu'au 20 décembre.

Avec la complicité de la Cité internationale des arts (Paris) et le soutien de la COCOF (Bruxelles).
 

La 25e heure +1 - Saison 2020 #Futurs spéculatifs 
A l’instar de ce qui fut imaginé lors du premier confinement, sous ce titre, nous souhaitons valoriser « autrement » les projets programmés en cette saison résolument … inédite !

 

FOCUS : Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants
 

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