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CODE IS LAW

Exposition collective

JACQUES ANDRÉ 
ANTOINE BERTIN 
LAURA COLMENARES GUERRA 
FRANÇOIS DE CONINCK & DAMIEN DE LEPELEIRE 
NATALIA DE MELLO 
JONATHAN SCHATZ 
ALEX VERHAEST 
ERIC VERNHES 
CLAIRE WILLIAMS

Journée de vernissage : 6 février 2021  

PERFORMANCES :
Jacques André, MES ORGANES MES DATA, 02 février 2021 à 19h00
Jonathan Schatz, MINAKAMI, 6 février 2021 à 18h30

Proposition a été faite par le Centre Wallonie-Bruxelles | Paris à deux commissaires français - Carine le Malet & Jean-Luc Soret - d’assurer le commissariat d’une exposition dont le titre « Code Is Law » s’inspire d’enjeux exposés dans un article de Lawrence Lessig¹ qui a fait manifeste, relatif entre autres aux ressorts du code, à la neutralité du net et à la question éminemment contemporaine de régulation du cyberspace. 

L’exposition agrège des artistes belges et internationaux basé.e.s à Bruxelles ou en Wallonie. 
La proposition curatoriale développée s’axe autour d’une approche interdisciplinaire de la pratique du code informatique dans l’art contemporain. 

Extrait de la note de commissariat 
« Dans nos sociétés interconnectées dont toutes les dimensions semblent désormais organisées par la rationalité informatique, CODE IS LAW nous invite à faire un pas de côté en traversant un archipel d’œuvres qui illustrent le potentiel esthétique, la portée poétique de la programmation dans l’art, mais également sa dimension politique, qu’il s’agisse des promesses d’une vision positiviste de la technologie, d’un rêve de développement symbiotique avec notre milieu, ou qu’il soit question du pillage consenti de nos données personnelles, de celui des ressources naturelles ou des périls que l’omniprésence des algorithmes fait peser sur nos capacités cognitives, nos vies privées et nos libertés. 

Le titre de l’exposition est issu d’un célèbre article de Lawrence Lessig, paru en janvier 2000, qui nous met en garde contre le pouvoir délétère du code, si la loi du cyberespace venait à supplanter certaines des valeurs constitutionnelles de nos démocraties. Dans ce contexte de mise au ban annoncée de l’humain et de ses libertés, les stratégies de contournement, les interprétations subversives, les actes de résistance multisensorielle des artistes peuvent-ils essaimer et esquisser des alternatives à l’avenir coercitif que l’on nous annonce ? 

En permettant d’aborder des enjeux anthropologiques, socio-culturels, politiques et philosophiques de l’omniprésence computationnelle par le biais de la distanciation artistique et poétique, les oeuvres présentées dans le cadre de cette exposition, sous la forme d’un cabinet de curiosités du 21e siècle, tissent des correspondances qui nous invitent à mieux saisir les ressorts de la complexité inhérente aux langages informatiques et illustrent le pouvoir d’émancipation de l’imaginaire et l’importance de notre subjectivité que l’injonction technologique de plus en plus performante tend à asservir. » 

CARINE LE MALET & JEAN-LUC SORET 
COMMISSAIRES DE L’EXPOSITION 

¹Professeur de droit à la Harvard Law School et Fondateur du Center for Internet and Society.
 

9 janvier > 28 février 2021

Journée de vernissage : 6 février 2021  

PERFORMANCES : 
Jacques André, MES ORGANES MES DATA, 02 février 2021 à 19h00
Jonathan Schatz, MINAKAMI, 6 février 2021 à 18h30

Salle d'exposition
127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris
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