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Vera Feyder (1939-)

Chapeau : Poète, romancière, auteur dramatique et comédienne liégeoise

Source : Centre Wallonie Bruxelles (http://www.cwb.fr)

Genre : spectacle (Mots-clés : )

Genre Ressource : biographie

Genre Agenda : littératures

Véra Feyder écrivain

Texte : Vera Feyder est née à Liège en 1939 d'un père juif polonais (mort à Auschwitz) et d'une mère liégeoise d'origine slave. Après avoir suivi les cours de l’Académie Grétry à Liège, elle entame une carrière dramatique à Paris, qu’elle ne quittera plus.
Depuis son premier recueil Le temps démuni (Prix «Découverte», 1961), sa première nouvelle, Un jaspe pour Liza, publiée par Simone de Beauvoir («Les temps Modernes», 1965), son premier roman La derelitta (Stock, Prix Rossel 1977, qui deviendra un film en 1983), à sa première pièce Emballage perdu (lue au Gueuloir, en Avignon en 1975, et créée à Paris en 1982 au Théâtre des Mathurins), et jusqu'à son dernier roman La belle voyageuse endormie dans la brousse (Le Grand Miroir, 2003), elle n'a cessé d'écrire et de publier, conjointement, des romans et des nouvelles (Stock - Labor - Ancrage - Le Grand Miroir), des poèmes (Rougerie - Ubacs - Hôtel Continental), des pièces de théâtre (Actes Sud/Papiers - Lansman - Quatre Vents - L'Harmattan).

Vera Feyder a aussi écrit une quarantaine de fictions dramatiques et produit des émissions littéraires pour France Culture. Elle a obtenu le prix RADIO de la S.A.C.D. pour l'ensemble de son oeuvre en 1985.

Elle a été honoré de nombreuses distinctions littéraires dont le prix François Villon pour Pays l’absence en 1970, le Prix de l’Académie Française pour le recueil de poèmes Passionnaire en 1975, le Prix Rossel pour La Derelitta en 1977, adapté au cinéma en 1983 par Jean-Pierre Igoux ou le Prix d’automne de la Société des Gens de Lettre pour l’anthologie poétique Le fonds de l’être est froid en 1995, le Prix Louis Praga de l'Académie de Langue et Littérature françaises de Belgique pour sa pièce Piano seul (Paris, 1996), le Prix Littérature Amnesty 2003 pour La Bouche de l'ogre.

Tiré de www.litteratureaupresent.be

Actualités
Georges Perros, Vera Feyder, Correspondance 1966-1977, La part commune, Cesson-Sévigné, 2007.
Dernière carte du tendre, La part commune, Cesson-Sévigné, 2007.
Un manteau de trous, Le Grand Miroir, Bruxelles, 2007.
La Derelitta, Ed. La part commune.
Contre toute absence, poèmes 1960-2003, Ed. Le taillis pré, Châtelineau, 2007.
Oh humanité !, Labor, Loverval, 2007.
L’éventée, Le Grand Miroir, Bruxelles, 2007.

Note autobiographique (en guise d’autoportrait)
Ecrivain judéo-polono-tchéco-wallonne, née à Liège à la veille de la guerre. En 1942, échappe de peu aux dénonciations et rafles gestapistes. Consciente, plus tard, de devoir sa survie
à trois forces convergentes : le courage de sa mère, le bacille de Koch et le laxisme fortuit d’un « collaborateur » négligent, sa vie et son ½uvre porteront l’empreinte de ce triple fait fondateur. A 18 ans, elle quitte Liège pour Paris, son nom patronymique pour différents noms d’emprunt dont le seul retenu est celui sous lequel elle deviendra comédienne, puis écrivain. Les titres de ses livres pourraient, à eux seuls, servir de fil rouge à une biographie : du Temps démuni aux Animaux malades des mots, en passant par Pays l’absence, Emballage perdu, La Derelitta, Nul conquérant n’arrive à temps, Derniers télégrammes de la nuit, Petit incinérateur de poche, Le fond de l’être est froid, La Maison-mère, La bouche de l’ogre, La Belle voyageuse endormie dans la brousse et jusqu’à Un manteau de trous. Ainsi que son « Journal des solitudes », Cavalière seule (inédit) qu’elle tient depuis 1972. Preuve ainsi faite que l’écriture, la langue française particulièrement, a toujours été à l’incurable apatride qu’elle n’a cessé d’être, le seul refuge véritablement sûr, contre toute les formes d’oppression et d’infamie. C’est à dessein qu’elle a dédié, implicitement ou explicitement, la plupart de ses livres "aux déracinés, opprimés, torturés - hommes et bêtes".
Texte communiqué par Vera Feyder

Bibliographie
Romans
La Derelitta, Stock, Paris, 1977.
Un jaspe pour Liza, "Les Temps Modernes", Paris, 1977. (Tétra-Lyre, Soumagne, 1989).
Nul conquérant n'arrive à temps, Atelier du Gué, Villelongue d'Aude, 1978.
L'Éventée, Stock, Paris, 1979.
Caldeiras, Stock, Paris, 1982.
Pour Elise, Unimuse, Tournai, 1988, (Lubies).
L’inaperçue, Ancrage, Bruxelles, 2001.
Belle voyageuse endormie dans la brousse, Le Grand Miroir, Bruxelles, 2003.
Oh humanité !, Labor, Loverval, 2007.

Théâtre
Emballage perdu, Stock, Paris, 1978.
Derniers télégrammes de la nuit, Actes Sud, Arles, 1984.
Le menton du chat, Actes Sud, Arles, 1988.
Petite suite de pertes irréparables, Lansman, Carnières, 1998, (Nocturnes théâtre, 46).
Le chant du retour, Actes Sud, Arles, 1989.
Impasse de la Tranquillité, Actes Sud, Arles, 1991.
Deluso, Les Quatre Vents, Paris, 1995.
Piano seul, Les Quatre vents, Paris, 1995.
Millepertuis, Les quatre vents, Paris, 1997.
Règlement de contes, Lansman, Carnières, 1997, (Nocturnes théâtre, 25).
Devoir de vacances, Lansman, Carnières, 1998.
Le mélampyre, L’Harmattan, Paris, 2002.
La bouche de l'ogre, Le Grand Miroir, Bruxelles, 2002.

Poésie
Le Temps démuni, Les nouveaux cahiers de jeunesse, 1961.
Ferrer le sombre, Rougerie, Mortemart, 1967.
Pays l'absence, José Millas-Martin, Paris, 1970.
Le sang, la trace, Lafranca, Locarno, 1973.
Passionnaire, Numaga, La Chaux-de-Fonds, 1975.
Franche ténèbre, Ubac, Rennes, 1984.
Petit incinérateur de poche, Pierre Laleure, Paris, 1987.
Pour Élise, Unimuse, Tournai, 1988.
Eaux douces, eaux fortes, Hôtel Continental, 1988.
Le fond de l'être est froid. 1966-1992, Rougerie, Mortemart, 1995.
Contre toute absence, poèmes 1960-2003, Le taillis pré, Châtelineau, 2007.
Dernière carte du tendre, La part commune, Cesson-Sévigné, 2007.

Correspondance
Georges Perros, Vera Feyder, Correspondance 1966-1977, La part commune, Cesson-Sévigné, 2007.

Essai
Liège, Champ vallon, Seyssel, 1992, (Des villes).
Un manteau de trous, Le Grand Miroir, Bruxelles, 2007.

Collaboration
Paris à vue d’½il, Seuil, Paris, 1994. (Avec H. Cartier-Bresson et A. Pieyre de Mandiargues)
Vera Feyder présente Reflets… de Maurice Federman, Tirésias, Paris, 1995.



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Inséré le : 11/06/2007 15:09