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Gérard Corbiau


Source : Centre Wallonie Bruxelles (http://www.cwb.fr)

Genre : spectacle (Mots-clés : )

Genre Ressource : biographie

Genre Agenda : cinéma

Gérard CORBIAU réalisateur

Texte : Gérard Corbiau est né à Bruxelles, le 19 septembre 1941. Il suit des études de réalisation à l'IAD.

Il entre à la RTBF en 1968 où il réalise une cinquantaine de films pour des magazines de reportages comme : « Neuf millions », « A Suivre » et « Faits Divers ».
En 1980, il rejoint le service Musique-Opéra-Ballet de cette maison. Il réalise alors des portraits de musiciens et des contes musicaux. Par deux fois, la critique de la télévision le remarque pour l'originalité de sa vision sur les rapports entre la musique et la fiction et lui décerne l'Antenne de Cristal pour "Sax" (1981) et "A la recherche de S" (1983).

Mais sa passion pour le cinéma reste intacte. En 1987, il franchit le pas en réalisant « Le Maître de Musique », son premier long métrage. Joachim Dallayrac, un célèbre basse-baryton (interprété par José Van Dam) au sommet de sa gloire, se retire de la scène pour se consacrer à l'éducation de Sophie (Anne Roussel), son unique élève avant que n'arrive Jean (Philippe Volter), un voyou à la voix d'or, qu'il va s'efforcer d'élever dans l'art du chant. Les interprétations des acteurs, sans parler de la bande son, de la mise en scène inventive, des décors somptueusement filmés font de ce film un chef d'œuvre d'originalité et de passion pour les belles voix et la musique classique. La critique est unanime pour saluer la performance. Le film est d’ailleurs nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger.

En 1991 sort « L’année de l'éveil », avec Grégoire Colin et Martin Lamotte. Cette adaptation du roman autobiographique de Charles Juliet évoque ses années d'adolescence à la fin des années ’40 à l'école militaire d'Aix-en-Provence. Il y découvre la discipline et les humiliations. Ce sujet émouvant est ici aussi relevé par l’ambiance que crée la musique classique. Le film a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Locarno.

En 1994, Gérard Corbiau réalise son projet le plus ambitieux jusqu’alors : « Farinelli, il Castrato » où il ressuscite la vie et la voix de Carlo Broschi, dit Farinelli, fameux castrat du 17e siècle. À travers la musique, Gérard Corbiau nous plonge dans le drame humain d'un homme physiquement amoindri dont la voix est la seule dignité. Le réalisateur sait donner de la consistance à ses personnages, créer l'émotion à la fois par l'image, la musique et l'interprétation conjuguées. Les décors, les costumes sont parfaits. Un film grandiose et l’on est emporté par cette histoire forte et passionnante. Farinelli est interprété par Stefano Dionisi, secondé par les excellents Enrico Lo Verso, Caroline Cellier, Jeroen Krabbe, Elsa Zylberstein et Marianne Basler. En 1995, le film remporte le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie), est sélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger et remporte deux Césars: celui des « Meilleurs décors » et du « Meilleur son ».

« Le Roi danse » sort en 2000, avec Benoît Magimel (Louis XIV adulte), Boris Terral (Lully) et Tcheky Karyo (Molière). Dans ce film, Gérard Corbiau reste fidèle à lui-même. Il aime toujours autant les images brillantes et la musique. Le jeune Louis XIV, danseur exceptionnel, se révèle au monde grâce aux musiques écrites par Lully et aux chorégraphies conçues pour le mettre en valeur. Grand ordonnateur, avec Molière, de ce ballet à l'échelle d'un règne, Lully, qui aime le Roi d'un amour fou et platonique, se croit indispensable. Son aveuglement le perdra. L'idée de Gérard Corbiau était de mettre en lumière une facette méconnue de Louis XIV, mais aussi les relations qui ont animé les artisans de sa gloire. « Le Roi danse » a été sélectionné, Section Panorama au Festival de Berlin en 2001 et nominé, la même année, pour le « Meilleur espoir masculin », le « Meilleur son » et les «Meilleurs costumes » aux Césars.

Enfin, en 2002, Gérard Corbiau s’est consacré à la mise en scène d’opéra avec « Don Giovanni » de Wolfgang Amadeus Mozart, qu’il a présenté à Paris.

Tiré de www.belgium.be



Mots-clés : Gérard Corbiau, Farinelli, José Van Dam, Maître de musique, Le roi Danse
Inséré le : 21/02/2007 17:21